Dates de sorties : le 1 janvier 2000 aux États-Unis et le 24 mai 2000 en France.
Dirigé par : Pixote Hunt, Hendel Butoy, Eric Goldberg, James Algar, Francis Glebas, Gaétan et Paul Brizzi.
Musique : Beethoven, Ottorino Respighi, George Gershwin, Dimitri Shostakovich, Camille Saint-Saëns, Paul Dukas et Igor Stravinsky.
Coût du film : 80 000 000 de dollars.
Recettes du film : 155 200 000 dollars dans le monde entier.
Durée : 1 heure et 20 minutes.
Résumé :
La cinquième symphonie (Ludwig van Beethoven) :
Sur un mode abstrait, cette séquence raconte une aventure construite autour du combat du bien contre le mal. C'est une parfaite ouverture pour le film car ce sont sûrement les notes de musiques les plus connues au monde. On est tout de suite dans le film.
Les pins de Rome (Ottorino Respighi) :
Un banc de baleines prend miraculeusement son envol lorsqu'une supernova explose au-dessus d'elles. Cette séquence qui utilise beaucoup le surréalisme est tout simplement splendide. Lors de la marche finale, on a l'impression de se trouver au milieu des baleines. Ceci est encore plus vrai en format IMAX.
Rhapsody in blue (George Gershwin) :
Dans le Manhattan de la grande époque du jazz, nous suivons les chemins de différents personnages dont les destins s'entrecroisent : un travailleur de chantier dont son rêve est de devenir jouer de jazz, un chômeur qui ne rêve que de trouver du travail, un mari qui veut échapper à la tyrannie de sa femme et profiter de la vie et enfin une petite fille qui est emmenée de leçons en leçons par une nounou tyrannique et qui ne veut qu'une seule chose : être avec ses parents. Cette séquence utilise beaucoup la caricature et les dessins 2D pour donner vie à cette histoire drôle et amusante.
Concerto pour piano n°2, allegro, opus 102 (Dimitri Chostakovitch) :
Ce morceau est associé au conte de Hans Christian Andersen, « Le Petit Soldat de Plomb », où un soldat unijambiste essaye d'extraire une ballerine des griffes de Jack-in-the-box. Cette séquence utilise l'animation en images de synthèse pour nous raconter une histoire agréable mais pas inoubliable.
Le carnaval des animaux, final (Camille Saint-Saëns) :
Cette séquence essaye de répondre à la question existentielle : « Que se passe-t-il quand on donne un yo-yo à un groupe de flamants roses ? » Cette hilarante partie utilise l'animation avec des couleurs à la peinture à l'eau et utilise le fauvisme comme moyen d'expression.
L'apprenti sorcier (Paul Dukas) :
Mickey, en l'absence de son maître le magicien, enfile sa défroque et donne des ordres aux objets. Il envoie son balai quérir de l'eau à la fontaine mais ne sait pas arrêter ce mouvement. Quand l'inondation menace, il brise le balai dont les morceaux vont à leur tour remplir et vider des sceaux sur le crescendo de la musique. Ce cauchemar est interrompu par le retour du magicien qui remet tout en ordre et rend Mickey à sa destinée de porteur d'eau. Cette magnifique séquence, qui utilise beaucoup l'impressionnisme, est la seule reprise du premier Fantasia.
Pomp and circumstances - marches n°1, 2, 3 et 4 (Sir Edward Elgar) :
Donald a toujours été jaloux de la popularité de Mickey. Dans cette séquence utilisant l'animation traditionnelle des années 40, Donald Duck est l'assistant de Noé et doit superviser l'entrée des animaux dans l'arche. Malheureusement, il perd la trace de Daisy Duck, sa bien aimée. S'en suit une confusion qui arrive en grande pompe et se finit avec des circonstances comiques. Un passage agréable qui met de bonne humeur grâce au caractère du volatile et à la superbe musique.
L'oiseau de feu - version 1919 (Igor Stravinsky) :
Dans ce superbe final, utilisant le cubisme, un Elfe représentant le printemps fait revivre la nature aidé par un élan. Malheureusement, elle réveille l'Oiseau de feu qui dormait dans le volcan. Celui-ci détruit toute vie dans la vallée. L'Elfe redonne alors vie à ce qu'il avait perdu. Un superbe final dramatique mais plein d'espoir et de poésie sur le thème de la mort et de la renaissance.